lundi 30 septembre 2013

Caméras dans les écoles: pas un remède miracle

"La décision de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys d'installer, d'ici trois ans, 895 caméras dans ses 80 écoles marquerait-elle un tournant pour les écoles québécoises? Quelle est l'utilité réelle d'un tel déploiement, qui équivaudra à plus de 35 caméras par établissement secondaire, et au moins 6 dans chaque école primaire? Aux États-Unis, le nombre d'écoles qui utilisent les caméras est en forte hausse depuis 10 ans. Ce mouvement est toutefois dû en partie aux tueries qui ont bouleversé le public. La National Association of School Psychologists s'est régulièrement penchée sur le sujet. Nous avons demandé à une spécialiste de nous brosser un état de la situation." Suite de l'article de Pierre Asselin du Soleil.

2 commentaires:

CPronger20 a dit…

Selon moi, l'installation de caméras de surveillance dans les écoles ne s'avère pas la meilleure solution possible. Au fait, installer des caméras ne peut pas régler les problèmes les plus importants comme l'intimidation ou la violence, mais diminuera les problèmes physiques comme le vandalisme par exemple. D'après moi, un jeune intimidé ne manifestera pas plus de désirs à dénoncer l'intimidateur, même s'il sait que la caméra a capté le geste. Les jeunes sont aux prises avec cette peur qu'est la réaction des autres, ils craignent de perdre des amis ou simplement d'avoir l'air ridicule devant leurs collègues.

De plus, je crois fermement que le nombre d'attentats ou de tueries dans les écoles ne peut qu'augmenter si on maximise la sécurité, les futurs terroristes ne s'attarderont pas à ces caméras qui ne feront peut-être même qu'accentuer leur adrénaline. Par contre, ces évènements tragiques restent rares. Je ne pense pas non plus que le but premier d'installer ces caméras soit d'enrayer la totalité des actes de violence, d'intimidation ou de terrorisme dans les écoles, mais plutôt que ces outils agissent comme de la sensibilisation auprès des jeunes. Bref, je suggère que les commissions scolaires s'attardent plus aux milieux défavorisés qu'aux milieux favorisés puisqu'ils représentent plus de risques d'actes de violence et d'intimidation.

Anglehart Vanessa a dit…

De toute évidence, je suis d'accord avec l'idée d'intégrer des policiers dans les écoles secondaires, plus particulièrement dans les commissions scolaires des Rives du Saguenay et de Jonquière puisque la proximité entre les membres de l'école et les policiers sont un atout favorable pour l'intervention précoce. Selon moi, la venue de policiers dans les écoles comporte plusieurs avantages qui auront un impact positif. Tout d'abord, les élèves qui sont victimes de violence, d'intimidation, d'abus, etc. pourront se confier directement aux policiers. Ensuite, la fréquence des comportements déplacés, violents ou agressifs diminuera certainement puisqu'un policier est une figure d'autorité qui veille à la sécurité. Je ne pense pas que les enfants commettront des actes en présence de corps policier à proximité. En ajoutant des policiers dans le personnel de commissions scolaires, les jeunes seront en mesure de saisir la fonction que les policiers occupent dans la société et d'être conscientisés. C'est une ressource de plus qui est mise à la disposition des élèves donc peut-être que cela favorisera la dénonciation. Finalement, je suis certaine que la consommation de drogues diminuera en raison des interventions policières effectuées sur les terrains et les murs de l'école. Je crois que c'est une bonne idée de les intégrer dans seulement deux des commissions scolaires du Québec, car on pourrait analyser les effets négatifs ou positifs afin de s'adapter en fonction des résultats obtenus.