jeudi 5 septembre 2013

Hausse des taxes scolaires : le PQ fait volte-face

"Le gouvernement Marois fait volte-face et accuse les commissions scolaires de ne pas avoir revu leurs règles de gestion et d'avoir augmenté les taxes scolaires «sur le dos des citoyens». Les taxes scolaires, qui sont arrivées en juin dernier, ont augmenté d'environ 3% à Montréal, mais la hausse a été parfois très salée pour d'autres régions, grimpant jusqu'à 40%.  La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, avait depuis refusé de blâmer les commissions scolaires et jugeait qu'elles n'avaient pas procédé à des hausses excessives. «Dans ce que j'ai vu, personne n'a grimpé le compte de taxe scolaire au-dessus de ce que la loi permet, soit 35 cents par 100 dollars d'évaluation. Dans la plupart des cas, ça tourne autour de 23 ou 25 cents par 100 dollars d'évaluation», soutenait Mme Malavoy en août dernier. En avril, la ministre avait elle-même invité les commissions scolaires à utiliser les taxes scolaires pour atténuer les nouvelles compressions de 65,1 millions de dollars, qui s'ajoutaient aux coupes de 150 millions annoncées plus tôt.  Or, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a livré un discours totalement différent ce soir en entrevue à TVA Nouvelles. " Suite de l'article de Hugo Pilon-Larose de La Presse.

"La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) tient à exprimer son plus grand étonnement face aux propos de la première ministre du Québec qui, lors d’une entrevue au réseau TVA hier, a critiqué les commissions scolaires pour avoir procédé à des hausses de taxe scolaire. Dès le dépôt du Budget 2013-2014 en novembre dernier, la FCSQ a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences du choix du gouvernement de mettre fin au programme de péréquation de la taxe scolaire. La Fédération a alors demandé au gouvernement de négocier un nouveau pacte fiscal, ce qui n’a jamais été fait. Les commissions scolaires ont subi des compressions d’un demi-milliard de dollars depuis trois ans et ont toujours eu comme préoccupation première de préserver les services directs aux élèves. En conséquence, la proportion de leurs frais administratifs est passée de 5,6 à 4,9 % de leur budget. « Il est absolument inexact d’affirmer que les commissions scolaires n’ont pas fait d’efforts budgétaires, le gouvernement allant même jusqu’à limiter l’utilisation de nos surplus pour atténuer l’impact des compressions sur les contribuables », a déclaré la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard." Suite du communiqué de presse de la FCSQ.

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