jeudi 5 septembre 2013

Ils magasinent leur école

"Que celle du quartier soit trop petite, réputée «difficile» ou surchargée, plusieurs raisons poussent les parents à «magasiner» l’école de leur enfant, dès la maternelle. Sylvie Mallard est en pleine réflexion. L’école que sa fille devrait théoriquement fréquenter n’est pas très bonne. Du moins, c’est ce que certaines personnes lui ont raconté. «En commençant à me renseigner sur les écoles primaires, j’ai entendu des commentaires sur mon école de quartier. On me disait qu’elle était plutôt ordinaire, et je me suis carrément vu conseiller de ne pas y envoyer notre fille.» Sylvie, qui n’a pas encore mis les pieds dans cette école, est bien consciente qu’il ne s’agit que de bouche-à-oreille. Mais son conjoint et elle aimeraient malgré tout autre chose pour leur fillette. Pour cela, ils envisagent même de déménager. Ce qu’ils recherchent? Une école qui offre un programme intéressant, idéalement en arts, ou avec une vision communautaire. «Notre première option est une école alternative du centre-ville de Montréal, avec laquelle nous sommes vraiment tombés en amour, dit Sylvie. Sauf qu’il est pratiquement impossible d’y entrer en raison de la liste d’attente. Alors, nous nous renseignons sur d’autres possibilités.» Suite du billet de Sarah Poulin-Chartrand de Enfants Québec.

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