samedi 21 septembre 2013

Je ne peux demeurer «tranquille», même à l’approche de mes 94 ans

"Le 50e anniversaire du rapport Parent me fournit une occasion unique de faire un retour sur la Révolution tranquille des années 60 en éducation et de revivre ce moment historique, cet épisode collectif que j’ai eu la joie de piloter. Mais cette commémoration doit aussi nous permettre de faire le point sur l’état de l’éducation dans le Québec d’aujourd’hui. Dès 1961, en l’absence d’un ministère de l’Éducation et comme ministre de la Jeunesse, j’avais déjà fait adopter une dizaine de projets de loi qui, sous l’appellation de Grande Charte de l’éducation, rappelaient le droit universel à l’éducation et en ouvrait l’accessibilité à tous les niveaux. Cette charte précisait déjà certains droits et obligations tant des étudiants que des parents et des enseignants. Elle attribuait aussi de nouvelles responsabilités aux écoles, aux commissions scolaires, aux universités et aux établissements privés. Ce premier train de mesures de la Révolution tranquille incluait la fréquentation scolaire obligatoire jusqu’à l’âge de 15 ans, l’obligation faite aux commissions scolaires d’assurer gratuitement l’enseignement jusqu’à la 11e année, une hausse des allocations statutaires aux commissions scolaires, des subventions pour l’organisation de maternelles, un plan quinquennal de financement des universités, la reconnaissance du droit de vote aux élections scolaires pour les parents d’un enfant âgé de moins de 18 ans, des allocations scolaires mensuelles pour les élèves de 16 et 17 ans, un régime de prêts et bourses pour les études postsecondaires et des bourses pour la formation universitaire du personnel enseignant." Suite de l'article de Paul Gérin-Lajoie et source de la photo.

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