samedi 21 septembre 2013

La commission Parent instaure un nécessaire niveau scolaire

"Le cégep, acronyme de «collège d’enseignement général et professionnel», a vu le jour en 1967, à la suite du dépôt en 1963 du rapport de la commission Parent. Quels étaient les objectifs visés par les commissaires lorsqu’ils ont suggéré ainsi la création de ce nouvel échelon scolaire, typiquement québécois et inédit ailleurs? Et, 50 ans plus tard, le cégep a-t-il tenu ses promesses? Il faut d’abord se remettre dans le contexte de l’époque antérieure à la commission Parent. L’enseignement postsecondaire au Québec prend plusieurs allures. Il y a d’abord le collège classique, sous la responsabilité des communautés religieuses, qui combine l’enseignement secondaire et la préparation aux études supérieures. Mais il demeure peu accessible, sauf pour l’élite. Plus accessibles sont les collèges professionnels, comme les collèges commerciaux et les écoles d’infirmières, dont la responsabilité incombe aux communautés religieuses mais aussi à plusieurs ministères ou organisations gouvernementales. Dans ce dernier cas, l’enseignement postsecondaire prend des allures de fouillis et son offre est peu attrayante. «C’est l’une des raisons pour lesquelles, en 1951, six Québécois sur dix ont une scolarité inférieure à une neuvième année. De plus, seulement 1,9% de la population détient un diplôme universitaire, soit un minimum de 17 ans de scolarité, explique Nicole Boutin, ex-présidente, de 2006 à 2011, du Conseil supérieur de l’éducation. Nous étions la pire province au Canada. Et cela, à une époque où les pays occidentaux découvrent que l’éducation est un important levier de développement et de prospérité.»" Suite de l'article de Pierre Vallée du Devoir.

1 commentaire:

lwen a dit…

A travers cet article, on comprend que le rapport Parent a joué un rôle capital dans la modernisation du système d'éducation du Québec actuel, en particulier dans la création de cégeps. Cependant on peut se poser des questions concernant le mandat des cégeps de nos jours.
Selon moi, ces derniers remplissent pleinement ce mandat dans la mesure où ils ont permis à un grand nombre de personnes d'acquérir les savoirs essentiels (littératie, culture, etc.) ainsi que techniques, soit pour poursuivre des études supérieures à l'université, soit pour se placer sur le marché du travail. L'accessibilité des études pour tous, notamment par le fait qu'elles ne soient pas ou peu payantes dans le cas des cégeps, a une fonction majeure quand à la pérennité de la prospérité d'une société. De plus, si on analyse l'évolution de l'éducation au Québec depuis une soixantaine d'années, on ne peut que reconnaître ses effets positifs sur la société: la diversité des domaines d'études, l'ouverture sur le monde par le biais de stages à l'étranger, la création d'emplois qui entraîne plus de services pour la population, etc.
D'autant plus que les cégeps tentent de valoriser les diplômes techniques qui sont trop souvent considérés comme ayant moins de prestige qu'un diplôme universitaire. Je trouve ainsi que la création de programmes DEC-BAC est particulièrement pertinente pour mettre de l'avant les formations techniques.