mercredi 18 septembre 2013

Près de la moitié des adultes ne savent pas lire

"Près de la moitié, soit 49%, des Québécois âgés de 16 à 65 ans sont incapables de lire la posologie d'un médicament, comprendre un article de journal ou décrypter les ingrédients inscrits sur une boîte de céréales. Devant ce constat alarmant, le Conseil supérieur de l'éducation demande au gouvernement d'inscrire la problématique du faible taux de littératie adulte au coeur de ses priorité «C'est énorme!» s'exclame le président du Conseil, Claude Lessard. Selon lui, même si cette statistique provient de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes réalisée en 2003, elle est toujours juste et doit préoccuper la société au même titre que le décrochage scolaire. Les causes du faible taux de littératie adulte sont multiples. Selon l'avis de l'organisme rendu public aujourd'hui, l'école est en partie responsable. «Elle ne transmet pas des habitudes et un goût de la lecture qui perdurerait toute la vie», fait valoir M. Lessard, qui précise cependant que les étudiants fraîchement diplômés ne ressortent pas nécessairement des établissements scolaires illettrés. Le problème est plutôt qu'une partie de ceux-ci perdront leurs habiletés au fil des ans puisqu'ils n'auront pas stimulé «leur muscle de la lecture»." Suite de l'article de Annie Mathieu du Soleil et source de la photo de Érick Labbé.

1 commentaire:

CPronger20 a dit…

Article très intéressant surtout le fait qu'on amène une certaine responsabilité du problème sur les épaules de l'école.

Selon moi, l'illettrisme et l'incapacité de lire de près de la moitié de la société québécoise peuvent être la conséquence d'un accès trop facile à divers métiers dans le passé. Par exemple, sans porter aucun préjugé, les adultes de 16 à 65 ans d'aujourd'hui ayant subi autrefois une formation pour exercer un métier manuel (plombier, mécanicien, charpentier, menuisier, etc.) ne devaient pas répondre aux mêmes exigences que ceux de nos jours pour avoir accès à ces diverses formations. À présent, l'ensemble des métiers du secteur professionnel exige un diplôme d'études secondaires pour être admis, donc du même coup une certaine maîtrise de la langue française. Contrairement au passé, où plusieurs ne possédaient pas vraiment de scolarité et apprenaient « sur le tas » par d'autres, plus âgés qu'eux.

De plus, autrefois, comme les familles étaient plus grandes que de nos jours et que les parents devaient nourrir plusieurs bouches en ayant parfois qu'un seul salaire puisque la femme restait au foyer, nombreux enfants quittèrent les bancs d'école assez vite pour aider leur famille respective à vivre. C'est donc dire que de ce groupe de 16 à 65 ans, nombreux sont ceux qui ont dû laisser l'école pour le travail, délaissant du même coup l'apprentissage de la lecture et même l'écriture.