samedi 14 septembre 2013

Qu'est-ce que la pédagogie inversée ?

"Depuis peu, un concept se popularise à vitesse grand V sur les médias sociaux, celui de la pédagogie (ou classe) inversée. Présentée comme une approche innovatrice permettant d’impliquer davantage les apprenants, la pédagogie inversée force la réflexion sur les pratiques d’enseignement dites traditionnelles et les préconceptions sur l’apprentissage. A-t-on révolutionné l’école?! Mis très simplement, la pédagogie inversée invite les apprenants à prendre connaissance de la théorie, de façon plus ou moins poussée, à la maison; la période en classe qui s’en suit est alors entièrement consacrée au travail pratique, individuel et collectif. Dès lors, l’enseignant n’a plus à expliquer la matière à l’ensemble du groupe : cette partie est faite individuellement par chacun des étudiants, chez lui, en dehors des heures de classe. À l’école, on travaille à développer ses connaissances et ses compétences avec des tâches complexes." Suite du billet de Vincent Beaucher.

1 commentaire:

Margueryth a dit…

L’idée de pédagogie inversée est très intéressante. Effectivement, je m’oppose fermement aux devoirs à l’école élémentaire dans un cadre de pédagogie traditionnelle, puisque ceux-ci demandent une compréhension d’une matière enseignée en classe, ce qui discrimine les étudiants qui ont des difficultés d’apprentissages. De plus, le support des parents dans ce type de devoirs est presque obligatoire, ce qui met une pression supplémentaire aux parents qui n’ont plus le temps de parfaire l’éducation sociale des enfants. C’est une forme de discrimination sociale envers les parents que de faire passer la réussite de leurs enfants par leurs compétences dans les disciplines scolaires. Les enseignants créent un paradoxe en demandant du travail à la maison alors qu’ils souhaitent généralement que l’enfant suive à la lettre ce qu’ils ont enseigné. La refondation de l’école française amorcée en 2012 par le Président François Hollande aborde d’ailleurs la nécessité que les devoirs soient faits à l’école puisque "le travail personnel des élèves [doit être] placé non pas en périphérie, mais au cœur du système éducatif." (Source : http://www.huffingtonpost.fr)

Toutefois, le système d’éducation québécois actuel ne permet pas à un enseignant de supprimer complètement les travaux à la maison puisque la tâche demandée en classe serait trop exigeante. C’est dans ce sens que la pédagogie inversée apporte une solution à considérer. Quand les travaux sont effectués à l’extérieur de l’école, l’enseignant ne peut pas comprendre ce qui bloque les étudiants dans leurs devoirs. Ils arrivent la journée d’ensuite avec une bonne ou une mauvaise réponse sans que l’enseignant puisse comprendre la difficulté qu’ils ont eue. Ainsi, le suivi serait beaucoup plus facile dans le cas de la pédagogie inversée, puisque les enseignants pourraient observer directement les difficultés des étudiants et les aider de manière plus personnalisée. Les parents pourraient participer avec leurs enfants à l’écoute des notions sans préjudice à leurs compétences. L’acquisition d’une discipline ne passe pas par l’explication, mais par la pratique. C’est au niveau de la pratique que les enseignants doivent intervenir pour aider concrètement les étudiants.