mercredi 4 septembre 2013

Rentrée scolaire : cinq mesures pour de meilleurs enseignants

"La rentrée scolaire approche à grands pas, et la conversation médiatique au sujet de l’éducation au Québec devrait rapidement reprendre l’effervescence annuelle qu’on lui connaît. […] Les enseignants dénoncent fréquemment le manque de considération dont ils font l’objet, autant de la part des médias que de celle de la population en général (dont des parents d’élèves). Le plus grave est certainement le manque de considération qui provient de l’appareil de gestion de l’éducation, qui cherche résolument la solution à ses problèmes dans l’augmentation constante et progressive de la tâche des enseignants, telle une entreprise qui cherche à augmenter la productivité de ses ouvriers. Mais le problème fondamental derrière ce paradigme économique, c’est que le résultat de l’entreprise éducative n’est pas un produit, mais un service ; et que le service éducatif dépend presque uniquement de l’individu qui le conçoit, le planifie et l’opère : l’enseignant. Malheureusement, les outils de gestion utilisés jusqu’à ce jour pour augmenter la réussite scolaire des élèves (voir à ce sujet l’aberration des « contrats de performance » imposés aux écoles, commissions scolaires et universités) ont eu l’unique effet dévastateur de déconsidérer et de démotiver les enseignants en réduisant le résultat de leur travail à la simple moyenne des notes de leurs élèves." Suite de la lettre d'opinion de Alexis Kronström Richard parue dans Le Devoir.

Aucun commentaire: