mardi 10 septembre 2013

Sur le conseil d'établissement

"Il n’existerait pas beaucoup de recherches intéressées par le pouvoir d’influence du conseil d’établissement sur l’école. Selon Diane Miron, ex présidente de la Fédération des comités de parents, le défi d’intégrer le conseil d’établissement dans le champ du leadership persiste, le conseil n’est toujours pas considéré en tant que «levier institutionnel». Dans certains cas, il est perçu en tant que surcharge de travail par la direction. Outre, ces problèmes reliés au dysfonctionnement du conseil d’établissement, on dénote selon d’autres travaux (voir J-P Proulx)  l’existence au sein des commissions scolaires d’une culture d’apolitisme. On sait aussi qu’il n’existe pas d’organisme indépendant au sein du système scolaire qui pourrait s’assurer que la LIP (loi sur l’instruction publique) est respectée. Il n’y a pas de formation unique pour les membres des conseils d’établissement et lorsqu’il y a des formations, elles ne sont pas populaires. Par ailleurs, on dénote des conflits au sein des conseils d’établissement. Miron réfère à des problèmes d’attitudes, plutôt que des problèmes reliés aux objectifs visés. Quant à moi, suite à mes observations, une grande partie des problèmes relève plutôt de la conception de la citoyenneté privilégiée par les membres du CÉ et la direction. Dès le départ, la manière d’intégrer les parents dans la prise de décision risque d’être biaisée orientée selon la conception qui est privilégiée par la direction. Les grands perdants dans tout ceci sont les parents. Les parents qui sont les seuls parmi tous les acteurs du système scolaire à  bénéficier de la protection des grandes chartes, entre-autres la Charte internationale des droits et libertés." Suite du billet de Michèle Poupore de Politique scolaire québécoise.

Aucun commentaire: