mardi 22 octobre 2013

48 % des Québécois croient que la réussite scolaire se joue entre 0 et 5 ans

"Les études le disent, le milieu le constate de plus en plus et le Dr Julien le dit depuis fort longtemps: les difficultés éprouvées dans la petite enfance (0 à 5 ans) sont précurseurs du décrochage scolaire. Or, même s'ils en sont de plus en plus conscients, moins de la moitié (48%) des Québécois appuient cette thèse et à peine 23% en sont très convaincus («très en accord»). C'est ce que révèle un sondage Léger pour le compte de la Fondation Chagnon dévoilé ce matin pour lancer les grandes rencontres de la persévérance scolaire qui auront lieu à Montréal les 4-5-6 novembre. Améliorer l'accès et la qualité des services de garde et l'éducation des 0 à 5 ans n'est au sommet de la liste des priorités que pour 1% des quelque 3000 répondants. Et 46% estiment que le Québec doit d'abord investir au niveau secondaire pour lutter contre le décrochage." Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

2 commentaires:

Wendy LEBON a dit…

Dans cet article je suis en accord avec le fait que «les difficultés éprouvées dans la petite enfance (0 à 5 ans) sont précurseurs du décrochage scolaire» cependant on ne peut leur en a attribué l'entière responsabilité. Comme beaucoup de Québécois, je crois avant tout qu'il est important «d'investir au niveau secondaire pour lutter contre le décrochage». C'est probablement à cette période que les facteurs de risque sont les plus élevés. En effet, l'adolescence est un stade critique, les changements durant cette phase sont nombreux. N’étant plus un enfant, mais pas encore un adulte, l’adolescent est à la recherche de son identité. Il est à la fois en quête d’autonomie et pourtant il a considérablement besoin des autres pour exister. De plus, à l’adolescence, les élèves sont plus à risque de côtoyer le milieu de la drogue, l’influence ou le regard de leurs pairs est beaucoup plus important que pendant l’enfance. Par ailleurs, la découverte de soi, les premières peines d’amour, la sexualité, les conflits avec les professeurs, les problèmes familiaux, la contestation de l’autorité, tout ce qui les entoure prend des proportions énormes à cette période. Il est, à mon avis tout à fait normal de considérer le fait que de 0 à 5 ans il y a quelque chose qui se joue là, mais je ne crois vraiment que ce soit la période critique. Quand bien même on concentrerait tous nos efforts à cette période, je crois que les élèves connaîtront toutes les difficultés qui se rattachent à l’adolescence et à notre société.

Wendy LEBON, gr.01

Sylvain a dit…

Je suis d’avis que la période 0-5 ans joue un rôle primordial dans la réussite scolaire puisque le développement de l’enfant et ses effets s’en feront ressentir durant le reste de sa croissance. Non seulement ces âges signifient l’acquisition de plusieurs bases dans différentes sphères de développement, mais c’est également l’âge où le cerveau de l’enfant apprend le plus, puisqu’il est deux fois plus actif que celui d’un adulte. C’est une période importante pour la préparation à une entrée scolaire réussite. Personnellement je crois qu’il n’est jamais trop tôt pour stimuler et intervenir dans le développement de nos enfants pour leur permettre d’exploiter leur plein potentiel.. Effectivement, beaucoup de choses ont un rôle déterminant avant l’adolescence. Il est important de prendre conscience que les difficultés n’apparaissent pas soudainement à 14 ans. Notre bagage depuis la naissance à un impact considérable. Il est évident que si des enfants arrivent à l’école disposés à faire des apprentissages dès la maternelle, ils auront plus de chance de terminer leur parcours scolaire. Il est donc important d’accorder de l’importance sur ce sujet même à la petite enfance, car elle est selon moi, le pilier de la scolarisation.