lundi 28 octobre 2013

Au-delà des tableaux blancs intelligents...

"Selon les données du ministère récemment publiées, le taux de diplomation pour l’année 2012-2013 à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) atteint presque 80 % (données publiées dans Le Devoir, le 23 octobre). Mme Lamarche-Venne, présidente de la CSMB, poursuit en mentionnant que ce haut taux de diplomation serait entre autres dû aux fameux tableaux blancs intelligents et à une plus grande autonomie laissée aux écoles. Soit, mais permettez-moi de soulever qu’il est dommage que les principaux acteurs de ce haut taux de succès, c’est-à-dire les enseignants, n’aient même pas été mentionnés dans ledit article. Simple oubli… Je l’espère ardemment, car au-delà des TBI, il y a des enseignants qui, jour après jour, contribuent à la réussite de leurs élèves, et ce, malgré les nombreuses compressions dans les services offerts aux élèves et des classes encore trop souvent surpeuplées. Ces réalités contribuent grandement à l’essoufflement professionnel, quoi que puissent en penser nos décideurs. Encore faut-il se rappeler que plus de 20 % des nouveaux enseignants abandonnent la profession avant même d’avoir terminé les cinq premières années dans l’enseignement. Poursuivons sur cette même lancée en soulignant aussi que c’est chez les enseignants que l’on retrouve l’un des plus hauts taux de détresse psychologique. Ce sont évidemment des statistiques alarmantes qui permettent d’affirmer que certaines compressions et certains choix politiques peuvent avoir des effets néfastes sur la réalité terrain des enseignants. Il ne faudrait pas les oublier…" François Bellefeuille, enseignant, lettre adressée au Devoir.

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