jeudi 3 octobre 2013

Des policiers dans les écoles

"Les commissions scolaires des-Rives-du-Saguenay et de La Jonquière et la Sécurité publique de Saguenay lancent le projet pilote «Criminalité: Tolérance zéro en milieu scolaire». Deux écoles de Saguenay auront chacune un policier entre leurs murs pour la prochaine année scolaire, pour prévenir plutôt que guérir. Il y a déjà plusieurs années que les deux commissions scolaires travaillent de concert sur le dossier." Suite de l'article de Élizabeth Dupont du Journal de Québec.

2 commentaires:

Anglehart Vanessa a dit…

De toute évidence, je suis d'accord avec l'idée d'intégrer des policiers dans les écoles secondaires, plus particulièrement dans les commissions scolaires des Rives du Saguenay et de Jonquière puisque la proximité entre les membres de l'école et les policiers sont un atout favorable pour l'intervention précoce. Selon moi, la venue de policiers dans les écoles comporte plusieurs avantages qui auront un impact positif. Tout d'abord, les élèves qui sont victimes de violence, d'intimidation, d'abus, etc. pourront se confier directement aux policiers. Ensuite, la fréquence des comportements déplacés, violents ou agressifs diminuera certainement puisqu'un policier est une figure d'autorité qui veille à la sécurité. Je ne pense pas que les enfants commettront des actes en présence de corps policier à proximité. En ajoutant des policiers dans le personnel de commissions scolaires, les jeunes seront en mesure de saisir la fonction que les policiers occupent dans la société et d'être conscientisés. C'est une ressource de plus qui est mise à la disposition des élèves donc peut-être que cela favorisera la dénonciation. Finalement, je suis certaine que la consommation de drogues diminuera en raison des interventions policières effectuées sur les terrains et les murs de l'école. Je crois que c'est une bonne idée de les intégrer dans seulement deux des commissions scolaires du Québec, car on pourrait analyser les effets négatifs ou positifs afin de s'adapter en fonction des résultats obtenus.

Lise D'Amours a dit…

Je ne suis pas d’accord avec cette nouvelle pratique, incorporer des policiers dans des milieux d’éducation serait dire aux jeunes qu’on ne leur fait pas confiance. L’école deviendrait alors un lieu correctionnel comme une prison aux yeux des élèves. Ce qui pourrait diminuer leur sentiment d’appartenance envers leur milieu d’éducation et ainsi amener le décrochage scolaire. Beaucoup de jeune ont déjà des problèmes avec la justice soit à cause de leurs parents ou d’eux-mêmes, l’école est une place où ils peuvent se sentir bien et penser à autre chose. Si nous acceptons que des policiers interviennent dans les écoles, ces jeunes en questions ne pourront jamais décrocher, en plus que dans leur vie personnelle ils vivent cette peur continue de l’autorité ils seront obligés de la vivre aussi à l’école. De plus tout le personnel de l’école côtoiera ces agents de la paix ce qui fera peur aux étudiants qui veulent se confier. Ils auront peut-être une crainte que leurs secrets (pas toujours légaux) parviennent aux oreilles des officiers. Il sera donc beaucoup plus difficile d’établir une bonne relation de confiance mais primordiale afin que les jeunes puissent avoir confiance et s’ouvrir aux intervenants et autres supports de l’école.