jeudi 17 octobre 2013

Être homme-orchestre d’une école

"Les portes de casiers se referment. La cloche annonçant le retour en classe vient de retentir. À travers le brouhaha, des rires se font entendre. Les élèves saluent l’adulte qu’ils rencontrent dans le corridor. François Demers le conçoit. Il n’est pas un adulte comme les autres  aux yeux des adolescents. Il est le directeur de l’école secondaire Roger-Comtois comptant 1600 jeunes et 175 membres du personnel. M. Demers se décrit comme l’homme-orchestre. «Il faut avoir des mains, des yeux et des oreilles partout», explique-t-il. La journée débute tôt. L’arrivée des élèves et du personnel est l’occasion idéale pour «marcher son école» pour prendre le pouls, comme le dit le principal intéressé. Ensuite, des séries de rendez-vous s’enchaînent. À travers les réunions, une main tambourine à sa porte, le centre névralgique. Il faut éteindre «des feux» et régler les urgences. «Une journée de travail, c’est des réponses à des questions complètement opposées dans une fraction de seconde», commente François Demers. Questionné à savoir si les jeunes sont tannants, M. Demers répond par la négative. «Seulement 5% le sont», calcule l’ancien professeur d’Univers social de 1987 à 1999. Néanmoins, il souligne avec diplomatie que le 5% d’irréductibles prend parfois 80% de son temps." Suite de l'article de Isabelle Chabot de Québec-Hebdo.

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