jeudi 3 octobre 2013

Taxes scolaires - de l’électoralisme

"Où mènera le bras de fer qui vient de s’instaurer entre les commissions scolaires et le gouvernement Marois ? À voir les premières réactions découlant du dur face à face qui a eu lieu mardi, le gouvernement vient de susciter à la fois de vives colères, de vives inquiétudes et de vives attentes. Et il ravive un scénario déjà vécu. Le dossier des commissions scolaires, particulièrement dans son volet taxation, est pétri de contradictions. Ces structures dites autonomes n’ont dans les faits guère de marge de manoeuvre, ont subi leur lot de coupes au fil des ans, et quand, pour se renflouer, elles ont recours à un des scénarios dûment proposés par leur ministre de l’Éducation, c’est la réprimande qui suit. Elles sont sommées de rembourser la hausse de taxes appliquée et se voient imposer un comité qui se penchera sur leur gouvernance, sur fond de menace feutrée d’abolition. On comprend sans peine leur mécontentement. Il est plausible, puisque là est le coeur du problème, que le système de financement des commissions scolaires, qui lie la hausse des taxes scolaires à la hausse des valeurs foncières, soit « rendu à la fin de sa vie utile », comme le dit la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy. Le gouvernement y va donc de sa baguette magique et crée… un comité, un autre. Il y en a tant aujourd’hui dans la gestion de l’État. Vient-on d’avancer pour autant? Non." Suite de l'éditorial de Josée Boileau du Devoir.

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