mardi 5 novembre 2013

Décrochage : traiter garçons et filles sur un pied d’égalité

"Le Québec ferait complètement fausse route s’il se dotait d’une politique ciblant les garçons dans la lutte contre le décrochage. C’est la conclusion unanime à laquelle sont arrivés des experts du milieu de l’éducation dans un avis rendu au gouvernement, a appris Le Devoir. La ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, doit pour sa part annoncer ce mardi comment elle élaborera sa politique en matière de persévérance scolaire, dans le cadre des Grandes Rencontres sur le sujet. Certes, on n’aurait pas tout faux à regarder les garçons d’un oeil différent. Mais les traiter différemment des filles aurait pour effet de les stigmatiser et pourrait même nuire à la cause. «Avoir un regard spécifique et adapter des approches pédagogiques n’est peut-être pas mauvais en soi, mais se donner une stratégie officielle, ce serait aller trop loin», a dit Michel Perron, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi, qui a consulté de nombreux experts sur la question. «On ne veut pas de plan pour les garçons, ils sont déjà trop stigmatisés. Ça donnerait quoi de leur taper sur la tête?»  Le genre n’explique pas tout. «Quand on met le sexe comme variable explicative dans les modèles, il disparaît au profit des autres variables, comme le manque d’engagement dans les études et la motivation. Ce n’est pas le fait d’être un garçon ou une fille qui importe», a dit M. Perron." Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

Aucun commentaire: