lundi 18 novembre 2013

Éliminer la taxe scolaire : moins de bureaucratie !

"La perception d’une taxe scolaire basée sur la valeur de tout immeuble imposable d’un territoire est apparue au 19e siècle, à peu près en même temps que l’apparition des commissions scolaires. Cette taxe voulait favoriser une forme d’autonomie pour les communautés, face à l’État qui prenait tranquillement la relève du clergé en éducation. Un peu avant le début de la Révolution tranquille où fut créé le ministère de l’Éducation – 1962, la taxe scolaire représentait 87% des revenus des commissions scolaires (source). À la fin de l’exercice financier 2012-2013, on parlait plutôt de 15%. Ce petit pourcentage donne la mesure de l’illusion du pouvoir régional qu’il procure; ajouté au taux famélique de 7% de participation aux élections scolaires, on comprend vite qu’au fil des décennies, la donne a changé. Le principe du financement de l’éducation par l’impôt foncier est devenu de plus en plus rétrograde et illogique. Robert Gagné (professeur titulaire à l’Institut d’économie appliquée à HEC Montréal) partage cet avis, comme l’indique cette note économique, «Les commissions scolaires et la taxe scolaire ont-elles encore une raison d’être?». L’ensemble des contribuables par leurs revenus ne devraient-ils pas être les seuls à être impliqués dans le financement publique de l’éducation afin de mieux répartir «le fardeau»? Je le pense." Suite du billet de Mario Asselin de la CAQ.

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