vendredi 6 décembre 2013

Des enseignants abandonnés par les parents

"La tâche des enseignants s’est alourdie au fil des années. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène, mais le manque d’appui de certains parents ressort du lot, selon un enseignant de 5e année du primaire. «Pour certains parents, l’éducation est importante et ils encadrent bien leurs enfants. Pour d’autres, je ne sais pas s’ils n’aimaient pas l’école, mais ce n’est pas une priorité. Le message que leur enfant reçoit, c’est que l’école n’est pas si importante», affirme Gilles Couture, qui enseigne à l’école de la Source à Varennes et qui compte 20 années d’expérience. Il déplore que certains parents n’hésitent pas à amener leurs enfants en voyage durant une semaine pendant les jours de classe. Les enseignants reçoivent aussi de la pression de parents pour que leurs jeunes réussissent. «Par exemple, un élève qui veut aller en sport-étude ou dans une école performante doit avoir de bonnes notes. On se sent mal de leur donner de mauvaises notes parce qu’on se fait dire qu’on va leur briser leur rêve. La faute nous revient», dit-il." Suite de l'article de l'article de Martine Veillette de Hebdos Montérégie.

1 commentaire:

denis tremblay a dit…

M. Couture décrit certains éléments de sa réalité sans toutefois aller en profondeur. Ses propos ne me permettent pas de constater l’étendue de la problématique du parent difficile versus le nombre de parents collaborateurs. Ce genre de situation suscite toujours chez-moi une vive réaction parce que je considère que l’on généralise trop facilement les relations avec les parents difficiles.
En me référant à mon expérience d’enseignant, chaque année nous amène des relations tendues avec certains parents. Considérant ce fait, l’enseignant doit se mettre en action pour prévenir les coups et non être en réaction. Il est du devoir de l’enseignant de cerner les parents qu’il croit difficiles et identifier la raison : surprotection, faible valorisation de l’école, enfant-roi, intérêt pour poursuite dans un programme contingenté, etc.
Dès le début de l’année, en temps de paix, il faut développer un lien de confiance avec le parent en lui permettant de nommer ses inquiétudes et celles de son enfant. Il faut être à l’écoute tout en clarifiant nos attentes, nos exigences et nos intentions pédagogiques. Par la suite, il est très important de maintenir un contact constant afin que le parent sente que l’on travaille à faire de son enfant une meilleure personne. Il doit être informé des moyens que nous mettons en place pour aider son enfant et des raisons pédagogiques qui justifient certaines décisions. Ce sera aux parents de faire leur choix s’ils partent en voyage ou non et s’ils apportent de l’aide supplémentaire à la maison pour favoriser la réussite scolaire. S’il n’y a pas de communication, nous perdrons rapidement la collaboration parentale et il sentira qu’on le confronte ou qu’on met en doute ses compétences. La rétroaction positive joue un rôle important dans le développement du lien de confiance.
Bref, les parents difficiles feront toujours partie l’équation en éducation, à nous de voir comment leur faire jouer un rôle positif et aidant dans le cheminement de leur enfant.

Denis