samedi 25 janvier 2014

Faut-il cesser le financement des écoles confessionnelles ?

"S'il y a un constat qui s’impose à la lumière de l’actuel débat sur la charte des valeurs : au-delà de l’appréciation que l’on fait de telle ou telle religion spécifique, la religion en soi n’a pas bonne presse dans nos sociétés contemporaines. À l’exception des personnes croyantes, en effet, l’opinion publique semble tenir la religion pour un mal absolu. Lorsque l’on n’exige pas son bannissement radical de l’espace public, on dit tout au plus la tolérer au nom des libertés individuelles." Suite de la lettre d'opinion de Aziz Djaout parue dans Le Devoir.

1 commentaire:

Natacha Bouchard a dit…

L'intolérance face aux cultures religieuses m'attriste toujours. Même en sachant d'où vient le désir des québécois de se désengager des institutions religieuses, je trouve que nous avons tendance à jeter le bébé avec l'eau du bain en condamnant l'ensemble des cultures religieuses et des croyants pour les erreurs de quelques uns. L'église et les hommes d'église sont deux choses différentes et nous avons tendance à l'oublier. De même, les institutions religieuses et la religion ne sont pas la même chose non plus et ne devrait pas être jugées comme telles.

Je crois que les valeurs qui nous sont transmises par notre communauté religieuse peuvent être une base solide à l'accomplissement de grandes choses. De plus, il ne faut pas oublier que les groupes culturels religieux répondent à un besoin essentiel au bonheur et à l'accomplissement de l'être humain : le besoin d'appartenance. Bien sur, d'autres groupes peuvent répondre à ce besoin. Mais l'appartenance à n'importe quel groupe comporte des dangers, nous n'avons qu'à penser aux initiations plus que douteuses sur le plan du respect de la personne que certains groupes sportifs font subir à leurs nouveaux membres.

En conclusion, j'abonde dans le sens d'un commentaire qui fait suite à l'article original. Je crois que nous devrions surtout nous inquiéter de financer des écoles qui ne respectent pas le programme du MELS, qu'elles soient confessionnelles ou non.