mardi 14 janvier 2014

La rationalisation des commissions scolaires au Québec : un héritage de 1997 à revoir

"Jusqu’à tout récemment, dans la très grande majorité des pays chrétiens, ce sont les communautés locales qui ont fondé les écoles. Ces communautés étaient catholiques ou protestantes. Les commissions scolaires, à l’image des écoles et des communautés ayant fondées ces écoles étaient soient catholiques ou protestantes. Les parents appartenant à des dénominations autres avaient le droit à la dissidence et d’établir leur propre école. Cela a été le cas au Québec jusqu’en 1997.  En raison de l’impact de la loi 101 et l’arrivée massive de familles d’origines diverses, suite à plusieurs études, le gouvernement a pris la décision de modifier le système. Pour cela,  il a fallu amender la constitution canadienne. Depuis, l’ancien système centré sur les communautés locales a fait place à un modèle essentiellement gestionnaire. Ce modèle quasi totalitaire, centralisent les efforts des commissaires et conseillers d’établissement vers la gestion. Une gestion qui est axée sur les résultats et la performance.  Un modèle  rationnel,  désenchanté, comme l’a si bien décrit Max Weber. Toutes les écoles du Québec ont leur plan de réussite, construit à partir du même modèle. Faut-il le rappeler, lorsque l’on a réformé le système scolaire au début des années 2000, il était question de décentraliser le pouvoir de l’État vers l’école…" Suite du billet de Michèle Poupore. Source de la photo de Max Weber.

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