mardi 11 février 2014

Jacques Demers préside le Concours national de lecture

"Près de 8000 élèves québécois de première et deuxième années du primaire participeront à compter de ce lundi au Concours national de lecture. Le concours, qui se déroule dans une centaine d'écoles partout à travers la province, en est à sa septième année. Il coïncide également avec le lancement des Journées de la persévérance scolaire. Les jeunes participants au concours devront se prêter à des rondes préliminaires du jeu Récréation, une approche ludique pour lire et épeler. Les rondes préliminaires seront suivies de demi-finales puis de finales et des prix seront remis aux finalistes. Le concours prendra fin le 21 février et tous les participants auront aussi droit à des prix, notamment une entrée par personne à La ronde. Le concours se déroule sous la présidence d'honneur du sénateur Jacques Demers, dont l'incapacité à lire et écrire avait causé une énorme surprise lorsque révélée il y a quelques années et qui, depuis, oeuvre à améliorer l'alphabétisation des jeunes et des moins jeunes." Suite de l'article de Pierre Saint-Arnaud de la presse canadienne.

1 commentaire:

Luc Baillargeon a dit…

Cet article m’a surpris et a piqué ma curiosité. D’entrée de jeu, le titre présente deux éléments qui m’apparaissent contradictoires : M. Jacques Demers d’une part et le Concours national de lecture d’autre part. Tout le monde le sait, M. Demers avait créé l’émoi lorsque son incapacité à lire et à écrire avait été révélée au grand public. En revanche, je n’aurais eu aucun étonnement si on avait associé le nom de Marie Laberge à ce type de concours. Tellement peu surprenant que je n’aurais peut-être pas lu l’article.

Les propos de M. Jacques Demers sont porteurs d’un message d’espérance à l’endroit des élèves en difficultés. Lui qui a réussi sa carrière sans étude, il est bien placé pour comprendre que le décrochage et les échecs ne sont pas d’abord liés à l’intellect. «Je ne suis pas le meilleur exemple : je suis devenu entraîneur dans la Ligue nationale… et je suis devenu sénateur et j’ai réussi à me débrouiller et ça marche», dit-il pour expliquer sa situation qui peut paraître paradoxale. Tel qu’il le mentionne, différents problèmes environnementaux et familiaux peuvent être à la base de la difficulté d’apprendre. Les troubles de l’apprentissage comme la dyslexie ainsi que les troubles de comportements et les troubles déficitaires de l’attention s’ajoutent aussi à la liste des causes.

Les élèves en difficultés ont doublement besoin d’être motivés et valorisés par l’enseignant ou l’intervenant que je suis. Les études existantes sur l’effet pygmalion le démontrent bien, l’attitude de l’enseignant envers ses élèves a une grande incidence sur la réussite académique de ceux-ci. Chaque élève a un grand potentiel et peut réussir de grandes choses; le cheminement de M. Demers en est une preuve. Comme intervenant, j’ai la responsabilité de cultiver chez l’élève une vision positive de lui-même afin que, convaincu de cette valeur, il ait la motivation de poursuivre sa scolarité avec l’ensemble des ressources disponibles.

En conclusion, cet article me réjouit car il ravive le feu sacré de ma mission première qui est celle d’être au service de la réussite de tous mes élèves incluant ceux en difficultés. Tout comme M. Demers, je souhaite conserver ce préjugé favorable concernant l’intelligence de mes élèves afin de favoriser leur motivation et leur réussite.