dimanche 16 février 2014

La formation des maîtres

"L'éducation dans les écoles primaires et secondaires du Québec fait couler beaucoup d'encre depuis quelque temps. Certains critiquent les dérives indéniables du système éducatif québécois vers l'abysse économique dans lequel nous vivons, point de vue auquel j'adhère grandement. Nous sommes actuellement dans une ère où tout doit émerger et aboutir rapidement. Une ère où les écoles refusent de faire échouer un élève, non par compassion, mais par besoin de main-d'oeuvre sur le marché du travail. On marchandise ainsi la diplomation des élèves au détriment de leurs réelles compétences, et ce, dans l'optique égoïste de lui donner l'apparence d'être apte à travailler dans un emploi souvent sous-rémunéré, le tout sous le couvert de « compétences ». Nous sommes donc en droit de nous demander où sont les enseignants, dont je fais partie. Puis, à la lumière de certains faits, la formation des maîtres est remise en question. Survolons donc rapidement ce que doit vivre un étudiant universitaire pour pratiquer ce métier faussement mal-aimé qu'est l'enseignement." Suite du billet de Lorenzo Benavente du Huffington Post.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je suis d'accord avec ce texte pour le fait de remanier la formation des maîtres. En effet, pour enseigner, il ne faut pas seulement savoir comment enseigner, il faut aussi maîtriser le savoirs essentiels à enseigner, tels que la grammaire, les mathématiques, la conjugaison, l'univers social, etc. Hors, beaucoup d'étudiants qui se dirigent en enseignement ont beaucoup de lacunes dans ces diverses sphères. Ce ne serait pas de trop qu'ils revoient les différentes matières à enseigner. Que dire d'un-e étudiant-e qui ne maîtrise aucunement le français mais qui veut l'enseigner, qui fait réviser tous ses travaux à rendre au CAR sans pour autant assimiler les différentes règle? Qui bûche fort son TECFÉE seulement pour réussir l'examen, mais qui après avoir obtenu le Saint-Graal continue tout autant à faire des fautes, souvent inadmissibles pour un enseignant. Bref, je pense qu'il serait très judicieux que l'on reconsidère la formation des enseignants, mais aussi que l'école insiste plus sur l'instruction que la qualification.