lundi 17 février 2014

L’anglais intensif à toute vapeur

"Lors de l’étude en commission parlementaire du projet de loi 14 («loi modifiant la Charte de la langue française») en juin 2013, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Mme Diane De Courcy, avait affirmé que, bien que son gouvernement n’ait pas mis de frein tel que promis au programme d’anglais intensif en sixième année du primaire (cinq mois d’anglais exclusif et cinq mois pour les autres matières), elle s’attendait à ce que le niveau d’implantation du programme dans les écoles françaises ne varie pas et reste stable au niveau de 2012 «à 12 % des écoles primaires du Québec», avait-elle affirmé. Bref, le gouvernement péquiste revenait sur sa promesse électorale d’abolir la «mesure» d’anglais intensif si chère à Jean Charest, mais il fallait comprendre que cela n’aurait aucune conséquence pratique dans la vie concrète.   Février 2014: dans la région de Québec, l’implantation du programme continue à toute vapeur comme si le Parti libéral était encore au pouvoir. Environ le tiers des écoles primaires l’ont déjà implanté. Une seule école, soit l’école Anne-Hébert du quartier Montcalm, offre encore le programme standard «d’anglais enrichi» dans lequel l’inscription est à la discrétion des parents. Dans les écoles offrant l’anglais intensif, tous les élèves doivent suivre le programme et les parents n’ont pas le choix d’y inscrire leur enfant ou non. Tous les élèves suivent le programme, oui, même ceux qui ont l’anglais pour langue maternelle! Les commissions scolaires emploient des permanents chargés d’implanter le programme (souvent des professeurs d’anglais) et certaines affirment ouvertement que leur «plan de match» est d’implanter le programme dans toutes les écoles primaires relevant de leur autorité." Suite de la lettre d'opinion de Frédéric Lacroix parue dans Le Devoir.

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