mardi 11 février 2014

Le petit Napoléon

"Ça se passe dans une école de Montréal et avant même que la commission scolaire ne me demande de taire son nom, il était clair dans ma tête que je n'allais pas le faire. Parce qu'au centre de l'histoire se trouve un p'tit cul de 5 ans. Le garçon arrive donc en maternelle, en août dernier. Il a l'air de tous les autres petits garçons de 5 ans qui se présentent, l'air hésitant, pour ce jour glorieux qu'est le premier jour du parcours scolaire.Sauf que ce n'est pas un petit garçon comme les autres qui franchit la porte de l'école, en cette rentrée scolaire 2013-2014. Ce petit garçon-là, celui dont je vous parle, n'était pas un enfant-roi. C'était un enfant-dictateur, un Napoléon... C'est quelqu'un qui connaît des profs de l'école qui m'a signalé l'affaire. Il était outré quand il m'a écrit. Figurez-vous donc, M. Lagacé, que la directrice de l'école a envoyé un courriel à tous les hommes qui travaillent dans l'école pour leur dire de ne pas approcher du garçon... À la demande de la mère ! Extrait du courriel envoyé aux hommes de l'école: Suite à la rencontre de parents pour XXX, nous vous demandons, pour votre propre sécurité, de ne pas vous trouver seul en présence de XXX. La mère refuse qu'il soit seul avec un homme (même dans un gymnase ouvert et vitré comme lorsque ABC lui parle 5 minutes à la récréation - cela a été vérifié spécifiquement)... Comportement de l'enfant, selon ce que j'ai pu glaner: tête de cochon de calibre olympique, incapacité complète d'écouter et d'obéir aux adultes, tentatives de fuite du terrain de l'école, turbulence généralisée en classe et hors de la classe... Comme m'a dit quelqu'un qui travaille à l'école: «Je n'ai jamais vu ça de ma vie.» Et quand j'ai appelé les gens de la commission scolaire, je n'avais pas encore prononcé cinq phrases pour décrire l'affaire qu'ils savaient déjà de qui je parlais... Un petit ouragan perpétuel. À tel point que l'école a embauché une personne dont la principale tâche était de suivre l'empereur pour tenter de le contenir, de le raisonner et... Et de l'éduquer." Suite de la chronique de Patrick Lagacé. Source de la photo.

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