samedi 1 février 2014

L’évaluation des universités, une « farce » ?

"À l’occasion de la sortie de son ouvrage intitulé Les dérives de l’évaluation de la recherche. Du bon usage de la bibliométrie (Éditions Raisons d’agir, Paris), Yves Gingras explique que le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur est agité depuis plusieurs années par une véritable «fièvre de l’évaluation». Si le jugement de type subjectif et qualitatif rendu par les pairs et les experts est toujours d’usage, une tendance au simple résultat chiffré s’est installée, facilitant ainsi la création de palmarès de toutes sortes. C’est le cas notamment des revues savantes, qui se font attribuer un «facteur d’impact», mais aussi des universités elles-mêmes. Partisan de méthodes d’évaluation rigoureuses, le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences à l’UQÀM ne mâche pas ses mots et qualifie de «farces» bon nombre des indicateurs utilisés dans des classements pourtant bien en vue. «Le classement de Shanghaï et celui du Times Higher Education, donne-t-il pour exemples, qui décrètent quelles sont les “meilleures” universités du monde, sont très populaires auprès des administrateurs universitaires depuis quelques années. Bien que, en de nombreux pays, des spécialistes de l’évaluation aient démontré à plusieurs reprises que ces classements n’ont aucune valeur scientifique, beaucoup d’universités les utilisent pour vendre leur “qualité”.»" Suite de l'article de Benoit Rose du Devoir.

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