lundi 10 mars 2014

« C’est sept jours sur sept, être enseignante »

"Dans une profession à 73 % féminine, les combats féministes revêtent encore plus d’importance qu’ailleurs et les discriminations faites aux femmes compromettent lourdement les conditions de travail. « Or, l’impression que nous avons est plutôt que notre situation est de pire en pire, estime Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ). En même temps que la charge de travail s’alourdit, que les parents et la société dans son ensemble attendent de plus en plus de nous, nous comptons de plus en plus d’enseignants en situation précaire. " Suite de l'article de Hélène Roulot-Ganzmann du Devoir.

2 commentaires:

Chantal Audet a dit…

J’ai pour ma part également visionné cette vidéo à maintes reprises. Mon premier constat : c’est exactement le reflet de ma vie qui est présenté et cela m’a fait énormément réfléchir… Je me reconnais à tel point que je constate toute l’ampleur que prend mon travail dans ma vie. Ma vie… c’est l’enseignement… Tout comme plusieurs d’entre nous, j’ai fait le choix d’être une enseignante pour pouvoir m’accomplir en tant que personne et pour m’engager dans la société de demain. Je suis enseignante depuis 3 ans et je comprends mieux aujourd’hui toute la complexité du métier. Je passe également plusieurs heures à travailler… mais j’aime cela. J’aime créer, inventer et enseigner. Mon cerveau est constamment axé sur mes élèves, l’école, les réunions et les nombreux comités. BREF, j’en suis même venue à placer une petite feuille de papier et un crayon sur ma table de nuit. Au cas, où j’aurais des idées soudaines avant de m’endormir ou pendant la nuit.

Cependant, je me pose plusieurs questions. Je ne suis pas encore mère et je trouve que le métier d’enseignante demande énormément de temps et d’énergie. Vais-je réussir à donner mon maximum dans chacune des sphères de ma vie ? Lorsque je regarde autour de moi, les enseignantes semblent capables de trouver un bel équilibre par rapport à leur travail et leur vie familiale. J’imagine qu’en début de carrière, en étant précaire, nous devons travailler doublement pour faire nos preuves et pour se tailler une place dans ce fabuleux monde de l’enseignement. Nous passons des soirées et nos fins de semaine à préparer de superbes projets et l’année d’après, nous ne les réutilisons plus. Nous enseignons à un autre cycle… Nous les mettons au fond d’un bac qui traîne dans le sous-sol parmi tant d’autres. En tant qu’enseignante précaire, nous arrivons en plein milieu de l’année pour remplacer un(e) enseignant(e) malade, enceinte ou en épuisement professionnel et là nous nous donnons une petite ‘’tape sur l’épaule’’ en se disant que ce remplacement nous permettra d’avancer dans l’incroyable hiérarchie du système scolaire. Mais BREF, pour moi le métier d’enseignante est le plus beau métier du monde. Ce n’est pas tous les métiers qui ont la chance de contribuer à l’évolution de l’être humain de demain.

Lysanne a dit…

Cet article m’a fait sourire puisque même si je n’ai pas encore de contrat dans ma commission scolaire, cela représente ma réalité et celle de bien des enseignantes que je côtoie. Je ne crois pas que la vidéo en lien avec cet article veut assombrir la profession enseignante, mais je crois plutôt qu’elle démonte l’ampleur de la tâche pour les enseignants. Outre les heures passées en classe avec les élèves, nous devons effectivement travailler à de nouveaux projets, faire de la correction, penser à de nouvelles stratégies d’intervention afin de réussir à garder l’intérêt de nos élèves tout en ayant à cœur leur réussite scolaire. Pour y arriver, il faut donc régulièrement donner de notre temps en dehors des heures de classe. N’étant pas encore titulaire d’un groupe, j’ai déjà vécu cette situation à maintes reprises. Je pense vraiment que de nos jours pour être enseignante, il faut avoir une certaine vocation. Malgré ces différentes embuches, travailler auprès des enfants s’avère gratifiant et valorisant. Il n’y a rien de plus beau que de voir un enfant apprendre, s’épanouir et acquérir de nouvelles connaissances. Je n’ai pas de doute que je saurai heureuse dans cette profession!