jeudi 20 mars 2014

Montréal et Québec visent des pouvoirs en éducation

"Denis Coderre et Régis Labeaume réclament un statut particulier pour la métropole et pour la capitale afin d’obtenir davantage d’autonomie et de pouvoirs pour leurs villes. Dans leur lancée, ils évoquent même l’idée d’empiéter dans le champ de l’éducation, se disant préoccupés par le décrochage scolaire et par la gestion du parc immobilier des établissements scolaires. Désireux de profiter de la campagne électorale pour soutirer des engagements des chefs des partis provinciaux, les maires de Montréal et de Québec ont tenu deux conférences de presse mercredi." Suite de l'article de Jeanne Corriveau et Isabelle Porter du Devoir.

"La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) est extrêmement surprise des propositions en éducation des maires de Québec et de Montréal, présentées dans un document pour un nouveau pacte pour la métropole et la capitale. «Ces propositions sortent de nulle part! Ils n'ont jamais abordé ces questions avec nous. Au contraire, des discussions ont déjà été entamées avec les municipalités en vue d'aborder notamment la question des ententes scolaires-municipales dans le cadre de la Table Québec-commissions scolaires-municipalités», s'est étonné le vice-président de la FCSQ, Richard Flibotte." Suite du communiqué de presse de la FCSQ.

1 commentaire:

Chantal Arès a dit…

Je ne suis pas surprise que les maires évoquent l’idée d’empiéter dans le champ de l’éducation. Pour ce qui est de Monsieur Coderre, comme il le dit si bien, il a d’autres problèmes à gérer. Mais en ce qui concerne mon maire, soit Monsieur Labaume, il se dit préoccupé par le décrochage scolaire ; ce qui est légitime puisque les jeunes d’aujourd’hui seront les vieux de demain. C’est une vision administrative à long terme.
Je crois qu’une de ses solutions réside dans le sport. Nous savons que la ville se munit de nouvelles infrastructures (palestres) pour ses futurs athlètes. Ayant moi-même un enfant dans le sport-études et un conjoint au conseil administratif du club de notre jeune, je sais qu’un responsable de la ville, envoyé par le maire, a proposé une nouvelle façon de faire dans la gestion du sport. Est-ce là une partie de la solution pour éviter le décrochage scolaire?
Il faut avouer qu’en ce qui concerne la gestion du parc immobilier des établissements scolaires, il a besoin d’investissement. Je vais dans le même sens que l’article, j’ai l’impression que la population croit que le monde scolaire suit les décisions municipales. Elle ne prend pas part à la démocratie scolaire. Les gens ne vont pas voter lors des élections scolaires. Madame Josée Bouchard, Présidente de la FCSQ, tente de remédier au problème en modifiant la Loi sur les élections scolaires. Or, le problème est toujours présent.
Le vice-président de la Fédération des commissions scolaires, Richard Flibotte, dit : «On est en contact avec l’Union des municipalités du Québec... » Sommes-nous en présence du problème de la différence entre la théorie et la pratique ? Le système de communication est établi entre les partenaires, mais il ne pas faire l’unanimité. Il est peut-être temps de faire les choses autrement.
Chantal Arès