mardi 18 mars 2014

Nord-du-Québec : la seule école de la communauté d’Aupaluk partie en fumée

"Un incendie a ravagé ce week-end la seule école du village nordique d’Aupaluk, dans le Nord-du-Québec. Heureusement, personne ne se trouvait à l’intérieur de l’école Tarsakallak quand les flammes ont pris naissance, vers 7 h samedi matin. La police et les pompiers volontaires d’Aupaluk, un village de moins de 200 habitants, ont mis près de cinq heures à combattre le brasier, qui a complètement dévasté l’école. «Ça a brûlé jusqu’au sol», a indiqué la porte-parole de la commission scolaire Kativik, Jade Bernier. Les 53 élèves de cet établissement d’enseignement venaient d’amorcer leur semaine de relâche. «Ça nous donne plus ou moins une semaine pour trouver une solution», a mentionné Mme Bernier, soulignant que les responsables de la commission scolaire sont activement à la recherche d’un autre endroit pour aménager les classes. «Notre objectif est qu’il n’y ait pas, ou très peu, d’interruption des classes pour les élèves», a déclaré la directrice générale de la commission scolaire, Annie Popert." Suite de l'article de l'Agence QMI et source de la photo.

Témoignage de Marie Aboumrad: "Pour avoir enseigné un an dans la communauté voisine d’Aupaluk, et pour avoir vécu l'incendie à l'école secondaire André-Laurendeau l'année précédente, je ne peux que me désoler de la tragédie de la perte d'un lieu aussi important qu'est une école. C'est souvent quand on la perd qu'on réalise combien elle est au centre de la communauté, qu'elle est belle, qu'elle est rassembleuse et que tout le monde y trouve à y être valorisé. Mes pensées vont aux habitants et aux enseignants d’Aupaluk. Bonne chance dans les semaines qui suivent: elles ne seront pas les plus faciles, elles demanderont de la créativité et de la débrouillardise, mais elles seront assurément riches en solidarité."

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour avoir enseigné un an dans la communauté voisine d’Aupaluk, et pour avoir vécu l'incendie à l'école secondaire André-Laurendeau l'année précédente, je ne peux que me désoler de la tragédie de la perte d'un lieu aussi important qu'est une école.

C'est souvent quand on la perd qu'on réalise combien elle est au centre de la communauté, qu'elle est belle, qu'elle est rassembleuse et que tout le monde y trouve à y être valorisé.

Mes pensées vont aux habitants et aux enseignants d’Aupaluk. Bonne chance dans les semaines qui suivent: elles ne seront pas les plus faciles, elles demanderont de la créativité et de la débrouillardise, mais elles seront assurément riches en solidarité.

Marie Aboumrad

Anonyme a dit…

Pour avoir travaillé dans cette école, je peux dire qu'elle n'était plus adaptée. Cependant, elle représentait un lieu de sécurité pour les enfants.
J'espère que la Commission scolaire de Kativik va non seulement construire une nouvelle école, mais également des logements pour accueillir les gens qui vont travailler dans cette école. Les enfants qui la fréquentent, même s'ils semblent être des enfants d'ailleurs, ils sont des enfants d'ici: ils méritent ce qu'il y a de mieux pour qu'ils puissent devenir des parents accomplis.