samedi 15 mars 2014

Philippe Couillard conserverait les commissions scolaires

"Si le Parti libéral du Québec (PLQ) est élu au gouvernement, il protégerait les petites commissions scolaires comme celle des Appalaches et couperait plutôt dans la bureaucratie a annoncé le chef Philippe Couillard, de passage à Thetford Mines, lundi après-midi. «Les gens n'ont pas besoin d'être inquiets quant à leur commission scolaire. Je sais à quel point la proximité avec les commissions scolaires est importante dans les régions», a rassuré M. Couillard. Ce dernier s'attaquerait plutôt à la bureaucratie. «Le thème de ce qu'on a annoncé aujourd'hui, c'est réduire pour investir. On réduit la bureaucratie pour investir dans les écoles et la réussite des enfants, a déclaré le chef du Parti libéral. On va couper 500 postes au ministère de l'Éducation à Québec. C'est ce qui pose problème présentement. On va aussi supprimer les directions régionales qui doublaient les commissions scolaires. On veut les conserver les commissions scolaires et on ne fera pas de fusions forcées.» Les suppressions de postes administratifs seraient effectuées à coup de 100 par année sur une durée de cinq ans, soit une réduction de 40% de l'effectif. Cela permettrait d'économiser 187,5 millions$. Un éventuel gouvernement libéral réinvestirait ensuite les fonds dans l'aide aux élèves." Suite de l'article de Claudia Fortier de Québec Hebdo.

1 commentaire:

Bobby Marmen a dit…

Cet article me fait ressentir un peu de frustration, car il est évident que cette promesse des libéraux se veut une réplique à la proposition de la CAQ d’abolir les commissions scolaires et que, dans les faits, cette promesse aura peu d’impact positif. Pour les caquistes, l’abolition des commissions scolaires permettrait de réduire les structures tout en économisant des sommes importantes, et ce, dans un contexte où les finances publiques sont en piteux état. Ainsi, pour éviter de voir une partie de ses électeurs rejoindre la CAQ, le Parti libéral du Québec propose de couper 500 postes au ministère de l’Éducation à Québec en plus d’abolir les directions régionales. Ces coupures permettraient d’économiser 187,5 millions de dollars sur 5 ans.

Cette proposition permet au PLQ à la fois de plaire aux électeurs qui tiennent à conserver les commissions scolaires et à ceux qui veulent voir réduire les structures ainsi que les coûts qui leur sont associés. Dans les faits, les coupures de postes auront un impact négatif puisqu’elles viendront alourdir la tâche d’autres fonctionnaires qui récupéreront les dossiers laissés en plan par ceux dont le poste aura été aboli. D’un point de vue financier, il est sans doute farfelu de croire que les économies réelles atteindront 187,5 millions. Le travail effectué par les fonctionnaires qui ne seront plus en poste sera effectué par d’autres. Au ministère de l’Éducation? Dans les commissions scolaires? Peu importe, le résultat sera le même, c’est-à-dire qu’une proportion importante des ces dépenses de près de 190 millions sera déplacée tout simplement.

En conclusion, j’estime que la proposition libérale n’aura pas les impacts souhaités et qu’au contraire, elle ne fera qu’alourdir le système d’éducation. De son côté la CAQ devra démontrer de quelle manière elle compte abolir les commissions scolaires, car pour le jeune directeur d’établissement que je suis, il est difficile de concevoir mon travail sans le soutien des ressources humaines, éducatives, matérielles, etc.

Et pendant qu’on discute des commissions scolaires, on oublie les véritables enjeux de l’éducation, comme le décrochage scolaire.