mardi 29 avril 2014

France : 49% des directeurs d'écoles ont été agressés par des parents ?

"Près de la moitié (49%) des directeurs d'écoles élémentaires et maternelles se sont fait agresser verbalement ou physiquement par des parents d'élèves durant l'année scolaire 2012-2013, révèle une étude publiée mardi 29 avril par "Le Parisien". Cette étude a été réalisée au moyen d'un questionnaire remis à 4.000 directeurs d'écoles par Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l'Education nationale et chercheur associé à l'Observatoire international de la violence à l'école. L'étude indique cependant que 51% des chefs d'établissements interrogés n'ont jamais été victimes d'agression. Le harcèlement avec 38,6% est le principal type d'agression devant les menaces (26,7%), les insultes (23,1%) et les coups (0,7%). Ce sont les punitions et les sanctions qui viennent en tête des différends entre les parents et l'école avec 53,3%, devant la surveillance et la maltraitance entre élèves (45,4%) et les résultats et les difficultés scolaires (33,1%), selon l'étude." Suite de l'article du Nouvel Observateur.

"La conclusion est ferme, définitive, dramatique: "Près de la moitié des directeurs d'école agressés par des parents (étude)" (AFP), "près d’un directeur d’école sur deux s’est fait agresser, verbalement ou physiquement, par des parents l’année passée" (Le Parisien et le journal de 8h de France Inter). Surpris par cette épidémie de violence, on écoute et lit attentivement l’information révélée, mardi 29 avril, par différents médias. Elle cache quelques surprises. On découvre, d’une part, que la notion d’"agression" est large: "harcèlement", "menace", "insulte" et, enfin, les "coups" (0,7% seulement - heureusement). D’autre part, il s’agit d’une étude avec questionnaire en ligne réalisée auprès des directeurs. Le juste titre serait donc plutôt "près de la moitié des directeurs d’école déclarent avoir été agressés", sous réserve de la représentativité de l’échantillon (on y reviendra). Sauf qu’on approfondit alors, en consultant l’étude (en libre accès sur le site de la Casden, la banque des profs, qui l’a financée). Et l’on s’aperçoit que, aussi étonnant que ça puisse paraître, à aucun moment il n’a été demandé aux directeurs d’école s’ils avaient été "agressés". C'est ennuyeux." Suite du billet de Laurent Borredon du Monde.

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