mercredi 16 avril 2014

Gouvernement libéral : vives inquiétudes dans le milieu de l’éducation

"Exit le cours d’histoire au collégial ? Suspension des rapports des chantiers découlant du sommet sur l’enseignement supérieur ? Fin du moratoire sur l’anglais intensif en 6e année ? L’arrivée des libéraux, après une courte parenthèse péquiste somme toute proactive, promet de bouleverser encore une fois le réseau de l’éducation. Sans vouloir faire nécessairement table rase, le gouvernement de Philippe Couillard souhaitera certainement s’imposer dans certains dossiers, d’ailleurs urgents en cette fin d’année scolaire. Et les attentes du milieu sont nombreuses." Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

1 commentaire:

Sophie Frigon a dit…

Cet article me donne la chair de poule en m’apportant plusieurs sentiments, dont la crainte, la peur, la surprise et l’étonnement.
En tant qu’enseignante en adaptation scolaire sur la Rive-Sud de Québec et Québec, je constante que les élèves où l’anglais intensif est implanté dans les écoles (moitié-moitié soit de septembre à janvier et janvier à juin) ont plusieurs lacunes l’année suivante. Le passage primaire secondaire en début d’année est éprouvant pour les élèves en difficultés qui n’ont eu que des cours de français et mathématique depuis le début de l’année scolaire soit des septembre à janvier et qui ont passé les examens du ministère en janvier. Ils ont beaucoup de travail à faire en septembre de l’année suivante. Aux dires de mes collègues enseignants et orthopédagogues de différentes commissions scolaires, plusieurs parents demandent des cours privés, durant l’année et durant l’été. Les parents s’inquiètent de la situation de leur enfant. Si nous considérons, et c’est un fait, que la majorité des élèves oublient une partie de la théorie durant l’été quoi dire de janvier, février, mars, avril , mai , juin, juillet, août ….. Ouf …. Je suis consciente que ce n’est pas pareil dans toutes les écoles et qu’il y a de bons résultats. Je suis pour le bilinguisme dans tout le Canada (et dans les deux sens), mais à quel prix pour les élèves qui ont des difficultés dont ce n’est pas toujours facile. Je n’ai pas de solution ni de preuves scientifiques mais je constate des faits.
Suis-je POUR ou CONTRE … l’abolition, la restructuration des commissions scolaires!!! Je crois fermement qu’il faut trouver une solution pour être plus efficace, mais encore là je ne fais que constater des choses. Je n’ai vraiment pas de solution.
Je ne connais pas beaucoup la politique. Je suis de plus en plus intéressée par les enjeux sociaux et les solutions apportées par les différentes sphères de notre gouvernement. Par contre, ce que je trouve décevant, c’est qu’aucun gouvernement ne reste assez longtemps en place pour déployer leurs idées. De plus, les promesses et les réalités sont deux choses complètement à l’inverse. Une chose que je sais, c’est que j’ai terminé mon baccalauréat il y a bientôt 10 ans et je n’ai pas de poste encore… et je suis loin d’en avoir un à Québec. J’ai quitté Montréal un poste en poche pour venir m’installer à Québec. Tous les mois de juin et d’août, c’est la dure réalité de recevoir son 4% et des bassins. Ne jamais savoir si … nous allons travailler l’an prochain. Pouvoir s’investir à 100% sans avoir à recommencer tout notre travail d’année en année, car malgré ce que la population pense, il n’y a pas de grand livre tout fait qui nous dit quoi enseigner et à quel moment le faire. Les grandes lignes sont définies par le ministère, mais… il faut savoir intéresser nos élèves en innovant.
Le monde de la gouvernance scolaire est vaste. Je crois que peu importe le gouvernement, il devrait s’intéresser aux acteurs premiers : les enseignants et leur réalité. Il faut une base solide lorsque l’on veut toucher à la structure.
Sophie