lundi 7 avril 2014

L'éducation, cet enjeu oublié

"Après avoir été un enjeu important lors des élections de 2012, survenues quelques mois après la crise étudiante, l'éducation est pratiquement passée sous le radar pendant la campagne qui s'achève. Pourtant, les ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur disposent de 16 milliards par année, faisant de l'éducation le deuxième poste budgétaire après la santé. Pourquoi ce thème majeur dans notre société a été si peu abordé? Nous avons posé la question à trois acteurs du monde de l'éducation et observateurs de la scène politique." Suite de l'article de Catherine Handfield de La Presse.

1 commentaire:

Créative a dit…

En ce lendemain d’élections provinciales et malgré les propos nuancés de chacun des acteurs interrogés dans l’article, celui-ci me laisse perplexe. En effet, je me sens désorientée à la lumière de cette parution et mes réactions se traduisent par une multitude de questionnements. Tout d’abord, je déplore la tendance qu’ont eu nos chefs de partis à riposter aux attaques de leurs adversaires plutôt qu’à redoubler d’efforts afin de préciser leurs intentions en matière d’éducation. Outre les promesses et les idées des différents partis, mon attention se porte sur l’avenir de l’Éducation au Québec. Cet article soulève, certes, le poids que prend l’éducation dans le budget, mais dénonce d’emblée la piètre importance qui lui est accordée. Pour moi, la vedette de ces élections est sans aucun doute l’Économie. Cependant, l’Éducation ne constitue-t-elle pas un facteur d’influence majeur pour la croissance de notre province? Comment explique-t-on le désintérêt marqué de la population et de nos élus pour l’Éducation, surtout qu’elle fait l’objet d’une taxation supplémentaire? Dans cette optique, pourquoi en demander toujours davantage aux contribuables si celle-ci est si peu valorisée? Qu’adviendra-t-il des structures scolaires actuelles, de nos programmes et de la professionnalisation du corps enseignant? Malheureusement, je pense qu’une proportion non négligeable de la population ne saisit pas les enjeux réels de l’Éducation ou plutôt les saisit mal. Peut-on établir des liens entre le détachement des Québécois et la faible valorisation accordée au métier d’enseignant? Je crois que les Québécois sont demeurés amers des dernières manifestations étudiantes relatives à la hausse des frais de scolarité. À mon avis, la population doit se réveiller et se rappeler que l’Éducation débute dès le préscolaire et ne se résume pas seulement aux études supérieures. Les électeurs ont-ils perdu confiance en notre système? Comment les adultes, à la fois parents, pouvaient-ils se positionner dans la campagne en vue d’assurer un avenir de qualité à leurs enfants? Voilà autant de pistes de réflexion que cet article suscite chez moi. Définitivement, j’arrive difficilement à concevoir que l’on puisse parler « d’oubli » comme l’évoque le titre du présent article lorsqu’il est question d’éduquer notre société dans le but de la rendre plus prospère.