samedi 17 mai 2014

Petit précis d’enseignement des classiques

"Vous êtes sur le point de céder devant une classe d’ados blasés pour qui classique rime avec ennuyeux et archaïque et qui ne jurent que par les romans vampiriques ? Résistez, vous diraient certains de vos congénères. Debout sur une table à la manière de la Société des poètes disparus, sur une scène déguisé en Ulysse ou chantant à tue-tête sur un air, tous les moyens sont bons pour enseigner les grandes oeuvres (enfin presque).«C’est parfois un peu âcre, reconnaît Raphaël Arteau-McNeil, enseignant de philo au cégep Garneau. Mais il faut avoir la force de proposer des oeuvres aux étudiants.» Selon lui, le «pacte de non-agression» entre le prof et les élèves — «vous n’avez pas envie d’être là et moi non plus, alors je ne vous ferai pas suer pour rien»— est délétère. Personne n’aime jouer les tyrans mais… «Il faut leur dire qu’ils vont travailler fort et que le gain va en valoir la peine. Ça veut dire être prêt et avoir confiance dans les textes qu’on enseigne et en l’intelligence de l’étudiant.»" Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

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