mardi 3 juin 2014

À quelques jours du budget, les commissions scolaires sont très inquiètes

"À la veille du premier budget du gouvernement Couillard, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) rappelle au gouvernement que la seule façon de préserver les services aux élèves, comme il dit vouloir le faire, est de financer le système public d'éducation adéquatement. Les commissions scolaires ont notamment besoin d'un peu plus de 300 M$ pour assumer uniquement les coûts de système. La présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, souligne qu'il y une incohérence dans le discours quand un gouvernement affirme que l'éducation est sa priorité et exige du même souffle encore davantage des gens qui consacrent leur vie à la réussite éducative. « On ne peut encore faire des économies d'échelle sans affecter les services aux élèves et sans hausser les taxes scolaires. » Pour Josée Bouchard il est temps de dire les vraies choses à la population afin de contrer ce double discours. La présidente de la Fédération déplore également que les compressions subies par les commissions scolaires s'accompagnent toujours de nouvelles exigences ou de nouveaux programmes qui ne sont pas financés adéquatement." Suite du communiqué de presse de la FCSQ.

"Le milieu de l’éducation a lancé un cri d’alarme pour que le gouvernement Couillard ne lui impose pas des compressions budgétaires supplémentaires. Celles-ci compromettront inévitablement les services aux élèves, ont déclaré d’une même voix enseignants, directions et commissions scolaires à la veille du dépôt du budget. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante du Québec, de nouvelles compressions dans le budget «vont mettre à mal l’école publique» et remettront aussi en cause l’atteinte de l’équilibre budgétaire, a soutenu lundi la présidente, Catherine Harel-Bourdon, lors d’une conférence de presse. «On a atteint un seuil de non-retour.» La CSDM a connu il y a trois ans un déficit record de près de 50 millions, mais estime avoir fait des efforts depuis, puisque ses frais d’administration sont de moins de 4 %. Le déficit de l’année en cours pourrait être de 16 millions et l’objectif est d’atteindre le retour à l’équilibre d’ici 2016-2017. Il y a deux semaines, 25 postes de professionnels ont été supprimés, faute d’argent." Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

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