mercredi 3 septembre 2014

Fabriquer de bons petits travailleurs

"L’éducation s’est invitée dans le débat public bien avant la rentrée. La Commission jeunesse du PLQ désirait voir le cursus scolaire corresponde davantage aux besoins des entreprises et souhaitait l’abolition des cégeps. Le ministre de l’Éducation s’est égaré en parlant des bibliothèques scolaires avant de revenir sur ses propos. C’est à se demander quelle est la vision libérale de l’éducation. Ou même si elle existe. Ces ballons politiques laissent toutefois deviner que la famille libérale souhaite accentuer une conception utilitariste de notre système d’éducation. Les études doivent servir: à ce que les diplômés se trouvent un emploi et donc à ce qu’ils répondent aux besoins des entreprises. En soi, rien de mal. L’obtention d’un diplôme devrait se traduire par celle d’un emploi, rien de plus normal. En revanche, chercher à tout prix à faire coller les programmes d’études aux besoins immédiats du marché du travail aura toutes les chances de rater l’objectif initial. C’est que nous ne sommes plus en 1960. La réalité économique dans laquelle évolueront nos futurs diplômés, peu importe leur degré de scolarité, se distingue de celle des jeunes baby-boomers de deux manières." Suite du billet de Ianick Marcil du Journal de Montréal.

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