jeudi 4 septembre 2014

On n’en est plus aux Temps modernes de Chaplin !

"Dans ces pages, le 30 août, Réjean Bergeron exprimait une inquiétude répandue auprès des professionnels de l’éducation face aux tentatives de rapprocher le système d’éducation des besoins du marché du travail. Ces tentatives équivaudraient à un esclavage volontaire de la part des étudiants et à une trahison de la mission première du système. Selon cette interprétation, le système d’éducation serait en voie d’être réduit à façonner des « outils » au profit de la grande entreprise, plutôt que de « permettre à l’être humain de s’épanouir sous toutes ses facettes ». Cette lecture nous semble étroite et relever d’une conception réductrice du marché du travail. Prise dans son ensemble, une éducation de qualité doit former avant tout des citoyens dotés d’un sens critique, d’un esprit libre et d’une compréhension générale du monde social et physique. L’erreur est de penser que tel doit être le but exclusif du système à tous les niveaux et dans toutes les disciplines. Les niveaux primaire et secondaire sont presque entièrement dédiés à ces objectifs. L’éducation postsecondaire doit certainement continuer à développer ces atouts, mais aussi favoriser la participation inévitable des étudiants au marché du travail par le développement de connaissances et de compétences qui y sont adaptées, sans que les programmes soient entièrement soumis à ce but." Suite de la lettre d'opinion de Marc Antonius parue dans Le Devoir.

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