lundi 6 octobre 2014

Écoles privées : le dilemme des progressistes

"Le gouvernement du Québec jonglerait avec l’idée de réduire de 50% le financement des écoles privées. Si l’on considère généralement que 60% du financement des écoles privées est public, un rapport récent démontre qu’il peut atteindre 75%. Le financement de l’éducation primaire et secondaire est un terrain de jeu idéal pour la gauche et la droite. La gauche soutient généralement que le système d’éducation doit favoriser l’égalité des chances et, par conséquent, être public et à «une seule vitesse». Puisque les écoles privées, principalement parce qu’elles attirent les meilleurs élèves et enseignants, offrent un environnement plus stimulant, les jeunes qui les fréquentent partent avec une longueur d’avance. Un système à «deux vitesses» contribue ainsi à la production des inégalités. C’est pourquoi l’État devrait mettre un terme au financement public de l’école privée. Des inégalités subsisteront peut-être toujours, mais l’État ne doit pas favoriser leur accentuation. La droite est divisée. Il y a consensus au sujet de l’idée que l’État doive oeuvrer en faveur de la liberté des parents ; la possibilité du «libre choix» doit être réelle. Cela peut signifier que l’État permette la création d’écoles privées non subventionnées et qu’il encourage la concurrence entre les écoles. La concurrence favorise l’excellence, ainsi que l’élargissement de la gamme de choix des parents. Les écoles privées doivent être permises mais non subventionnées, la droite s’opposant généralement à l’interventionnisme." Suite de la lettre d'opinion de Jocelyn Maclure parue dans Le Devoir.

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