mercredi 8 octobre 2014

Les spécialistes de l’éducation ne sont pas ceux et celles que vous croyez

"Certain.e.s prétendent avoir les compétences requises pour donner des conseils judicieux en ce qui concerne le système d’éducation québécois et propagent une idée invalide comme si elle était fiable et rigoureuse. C’est le cas de bien des économistes et politicien.ne.s qui croient pouvoir juger et décider des règles de fonctionnement dans le domaine de l’éducation alors que leur maîtrise des problèmes et des solutions qui lui sont rattachés ne se limite qu’à l’éloge de la financiarisation de l’économie. Motivé.e.s par leur volonté de diriger, voire de contrôler leur public, ces faux spécialistes compensent leur manque de connaissances par une image inflexible, autoritaire et implacable et usent de propos décontextualisés, fragmentés et souvent déconnectés de la réalité. Par exemple, lorsqu’on demande à ces «expert.e.s» quelles sont les 3 missions éducatives de l’école québécoise ou à quoi sert l’université (voir la prestation de Youri Chassin de l’Institut économique de Montréal, visiblement mal à l’aise avec ce type de questions), la plupart sont incapables de répondre de manière convaincante. C’est aussi le cas de Mme Line Beauchamp, maintenant représentante du Québec à l’UNESCO pour l’éducation, la science et la culture, qui n’avait même pas pris la peine de lire les documents internationaux officiels à ce sujet (dont ceux de l’UNESCO et de l’ONU) lors de la crise étudiante de 2012. Ces «spécialistes» qui font fi de composantes aussi importantes que la pédagogie et le processus d’apprentissage en éducation considèrent les «performances» des enfants et adolescents comme des produits comparables à ceux des entreprises privées." Suite du billet de Anne-Marie Duclos de l'IRIS.

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